La bête du Gévaudan est encore omniprésente ici.
Nous étions depuis hier à la limite de la Margeride et du Gévaudan, nous retournons aujourd’hui au cœur de l'Aubrac
Nous passons à la boulangerie et la charcuterie avant d'entamer notre parcours.
Nous doublons un petit groupe qui va randonner deux jours.
Nous passons sous la voie de chemin de fer Clermont-Béziers , puis un peu plus loin sous l'autoroute. Nous prenons vraiment notre temps. Aujourd'hui, ce sont des croix en granit qui vont nous aider à nous géolocaliser et marquer notre avancement.
Tout d'abord la Croix Maurel, on tourne à gauche 400m plus loin.
500m plus loin c'est la Croix Bastide.
La piste est toujours très bonne. Les poteaux de clôture qui bordent le chemin ne sont pas prêt de pourrir, ils sont en granit!

On traverse la D987, puis on arrive sur le GR®65. On retrouve les Vannetais croisés à Vareille, ils vont à Nasbinals. Un peu plus loin, un hmme fait la sieste dans l'herbe. A notre arrivée, il de lève et vient nous saluer. Il marche un peu à l'aventure, sans but précis. Son problème? Il n'a plus à manger, il compte aller voir dans une ferme. Non il n'a pas de chemise rouge, il n'a pas de caméra devant lui, bref ce n'est pas Antoine de Maximi de "J'irai dormir chez vous". Pour un peu, il nous emboiterait bien le pas, en espérant profiter de notre maigre pitance. On ne fait rien pour l'encourager. Nous ne sommes pas si égoïstes, on a bien partagé avec la chienne qui nous a servi de guide. Non, ce doit être un manque d'atomes crochus!
Nous sommes toujours sur de très belles pistes ombragées parles pins. Les coucous s'interpellent d'est en ouest. Il y a un troupeau de veaux. Ce ne sont pas des races "Aubrac", mais des Charolais. Dans la région on croise des vaches Aubrac avec des taureaux Charolais, les Italiens sont très friands du résultat; "Fleur d'Aubrac".
Nous voilà à la Croix Conord.

Nous arrivons sur la D53 sur laquelle on chemine une trentaine de mètres, avant de prendre une belle piste à gauche. On salue un monsieur qui s'est arrêté pour déjeuner avec son épouse Françoise. C'est un ancien prof, ils font le chemin de St Guilhem. On se retrouvera au gîte de "Prinsuéjols". On arrive au hameau de "Soulages". Il est bientôt 13, près d'un petit four banal, un espace tondu et un muret nous invitent à faire la pose.

Nous prenons notre temps, repartons pour arriver très vite à "La Combe". Nous sommes à un kilomètre de "Prinuséjols".. Le Relais, gîte communal, est face à notre petite route qui débouche sur la D73. Comme prévu, c'est fermé, il n'ouvrira pas avant 15h30, soit une bonne heure 30 à attendre. Que faire? Il fait très beau, laisser notre sac dans un coin, n'enchante pas Françoise. Nous avons envie de grimper vers le "Roc de la Guse" qui domine à droite au sommet des pâtures.

Comment faire? Françoise demande à un monsieur à quatre pattes dans son jardin en train de repiquer quelque chose.
Il faut aller plus loin, (faire demi tour) prendre un chemin montant sur la gauche.....Ce n'est pas très clair.
Sac au dos, on retourne presque à "La Combe", à gauche, on voit bien un chemin montant, on le prend, on arrive à un portillon barbelé. On ouvre, on referme, on continue de grimper, bientôt le chemin n'existe plus, on monte quand même vers ce fichu "Roc". Nous ne sommes plus loin du tout, sauf qu'il y a une clôture électrique. Alimentée ou pas? Léo teste, il se prend une "poignée de châtaignes". Inutile d'insister pour trouver le passage.
1/2 tour mais au plus court, on se retrouve à "Prinsuéjols" à 14h50. Le prof est arrivé avec son épouse. Nous nous asseyons au soleil, on ne peut même pas visiter l'église fermée à clé.
Au fond, derrière l'église, le "Roc de la Guse" où nous n'avons pu accéder.
La porte du gîte s'ouvre, un monsieur va faire pisser son chien, il passe devant nous.
- Bonjour, vous êtes le gérant du gîte?
Un hochement de tête pour toute réponse. Le chien se soulage, ils retournent tous deux dans le gîte.
A 15h30, les petites lampes devant le gîte s'allument. Ce doit être le signal de l'ouverture. Nous entrons dans la salle du bistrot...Personne....Nous attendons...
- "Vot"nom?
Nous aurait bien fait peur l'individu caché dans un coin en train de remplir de la paperasse!
- Oui, bonjour, nous avons réservé un chambre.
L'homme se lève , nous lui emboitons le pas.
- C'est de l'autre côté de la rue?
Nous montons au deuxième étage dans un vieux bâtiment, le prof qui était resté dehors nous suit accompagné de son épouse.
- Une chambre, une autre chambre, là, un, deux, trois cabinets de toilette sur le palier.
Avant qu'il ne redescende nous lui demandons si nous pouvons nous rafraîchir au bar.
- Oui, mais avant 6h, je dos partir livrer un repas.
- On arrive tout de suite.
Nous retournons au "Relais", nous nous attablons au comptoir, commandons notre boisson et on essaie d'entamer la conversation.
Brut de décoffrage notre bonhomme, mais cela s'arrange petit à petit au fil de la conversation, il plaisanterait presque!
Nous le saluons, à tout à l'heure, le repas est à 19h30.
Nous prenons notre douche, faisons une petite lessive qui va très vite sécher au soleil.
Un milan est passé au dessus de nous, pas facile à prendre en photo. Françoise, bavarde avec trois femmes qui sont en autonomie, en dortoir dans un autre bâtiment.
Au dîner nous sommes 10 à table, un couple fait le tour de l'Aubrac dans l'autre sens, trois autres couples sont sur le chemin de St Guilhem.
Au menu:
Entrée de crudités avec du saucisson
Cuisse de poulet rôti avec pommes de terre sautées, légumes variés, courgettes, tomates, poivrons - sauce aux champignons.
Fondant au chocolat avec boule de glace coco.
C'est très correct.
Aujourd'hui nous avons fait 15 km de rando plus 4 km pour rien.
∆+ 365m ∆- 133m
SEPTIEME ETAPE
Dimanche 09 juin 2019
PRINSUEJOLS LE RADAL DE TREBATUT
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La nuit a été tranquille dans notre petite chambre, dans des lits de 90 avec des draps jetables. Quelques légers ronflements dans les chambres attenantes, sans plus. Nous passons au cabinet de toilette au fond du couloir, le lavabo n'est qu'un tout petit lave mains. La commune de Prinséjuols-Malbouzon devrait quand même investir un peu dans ce gîte communal qui, à priori, est fréquenté. Sans sombrer dans le luxe, un minimum s'impose, surtout qu'il y a du potentiel.
Le petit déjeuner est prêt à 7h15, nous nous préparons et descendons nos sacs. Tous les randonneurs sont là. C'est très sommaire, juste ce qu'il faut sans plus.
Nous sommes les premiers à partir après avoir réglé.
Le temps a changé, le ciel est chargé. Il est 8 heures, le sentier pour "Usanges" se situe juste au dessus du Relais. Pour s'échauffer nous devons réaliser une petite grimpette au départ, malgré que ce soit une variante, le chemin est correctement balisé en GRP. Une fois sur le plateau, il tombe un petit crachin, nous avions prévu de mettre les housses de sac et nos blousons de pluie. Il s'avère que c'était une sage décision. Nous nous dirigeons plein sud, le vent est sud-est. Nous arrivons à "Usanges" sous la pluie. Les trois randonneuses qui ont couché au gîte sont devant. Nous suivons la D900 sur 200m et prenons à droite une petite route que l'on quitte bien vite pour une autre à gauche en direction de "Sinières-Planes", on se rapproche des trois randonneuses. Léo, c'est plus fort que lui a tendance à allonger le pas pour les rattraper... Françoise rame un peu, mais fait de même. Nous les doublons avant "Sinières". Elles ne semblent pas très bien lunées ce matin, à peine si on échange quelques mots. C'est peut-être le temps qui veut cela. Au loin on distingue un sommet, ce doit être le "Pic de Mus". Nous devons passer juste en dessous, nous arrivons à la ferme de "Chaldecoste". Il faut se payer une petite grimpette dans un petit chemin avant de retrouver une piste.
Au pied du "Pic", il faut rentrer dans une pâture. Il ne pleut plus, c'est tant mieux, car se n'est pas facile à marcher, c'est très casse pattes, un peu plus loin, c'est très humide, voire inondé, il faut suivre un barbelé. Un coup à déchirer les vêtements! Il faut faire très attention pour ne pas se retrouver les pieds dans la flotte. Ceci sur une centaine de mètres, peut-être moins, cela nous parait très long. On sort de la pâture par une piste qui débouche à Saint Laurent de Muret. La cloche sonne 11 heures . Nous allons jusqu'à l'église, nous avons des graviers dans les chaussures, on se déchausse au monument aux morts en face de l'église. On aurait pu se déchaussé dans l'église qui était ouverte, nous n'avons pas osé. 1/2 tour pour retrouver le GRP® en direction de "Le Crouzet". On quitte très vite la petite route pour un chemin à gauche qui pénètre dans un bois. La piste montante est bonne. Nous arrivons sur un plateau bien dégagé, nous avons un beau point de vue, la piste devient très caillouteuse, une ancienne voie Romaine

.Nous traversons un ruisseau, le "Piou" sur un petit pont, puis longeons le bois du "Truc de l'église", la forêt nous coupe le vent.

Sur la droite, on retrouve les paysages typiques de l'Aubrac, avec ses champs de narcisses. On arrive très vite au hameau de "La Blatte". Il est 12h30, si nous pouvions trouver un endroit pour casser la croûte, ce serait bien Ce hameau semble mort, pas un banc publique, mais à notre droite, une petite maison avec une table de pique-nique sur la pelouse. Françoise est réticente, il faut tenter le coup. Léo va frapper à la porte pour demander l'autorisation. Personne. Qui ne dit rien, consent. On s'installe et c'est très bien.

On repart à 13h. Nous descendons un chemin pour entrer en forêt. Nous passons un pont Romain sur "La Briourière".

De l'autre côté, une petite côte en forêt. Nouveau ruisseau, mais celui-ci il faut le passer à gué.

Nous passons sur les talons,nous lave les chaussures que nous avions bien salies avant Saint Laurent de Muret. Il fait maintenant un beau soleil en sortant de la forêt; Le chemin s'élève fort, il fait chaud sur le plateau, nous faisons une halte pour retirer notre blouson de pluie et le gisser dans le sac.
Nous arrivons à la bifurcation GRP® "Tour des monts d'Aubrac", GR®60. Nous n'allons pas au "Refuge du Rajas" bien balisé sur la droite, mais nous prenons le GR®60 vers le "Radal" au sud. Nous sommes au "Plot du Grail", carrefour de pistes de ski de fond et de raquettes. La piste descendante en forêt est très large et bien dégagée. Nous passons devant la "Croix du Loup".

Nous poursuivons la descente, on aperçoit à droite le village de Salces, en face un pylône avec à son pied, une table d'orientation. Nous y allons. Vaste panorama, on distingue au loin le mont Finiel (Souvenir du chemin Stevenson) et le mont Aigoual.
Nous arrivons au Gîte du Radal, il y a beaucoup de monde, des gens sont venus faire un repas de communion (sommes à la Pentecôte).
Le gérant est dehors, il nous reçoit et nous mène à notre chambre. Une bonne douche avant d'aller prendre un pot; un chocolat pour Françoise , une bière de l'Aubrac pour Léo. On retourne dans notre chambre pour visionner la finale de Roland Garros.
Nous retournons vers la salle de restauration pour aller dîner. Deux filles prennent l'apéro en attendant de rentrer, elles rendonnent uniquement ce week-end. Nous taillons une bavette avec elles. Nous entrons en salle, il y a déjà du monde d'installé. Nous prenons place près de deux gars qui font le chemin de St Guilhem, les deux filles se mettent de l'autre côté de nous.. Nous échangeons sur nos parcours pendant le repas.
Charles le patron s'est installé au centre de la salle à manger, il tourne son aligot face à tout le monde d'une main de maître avec une très grande dextérité. Il sait tenir son public.
En entrée, pâté de tête avec des crudités
Aligot avec une très bonne saucisse, (les filles calent)
Crumble aux fruits rouges
Parfait.
Nous retournons dans notre confortable chambre.
Etape très variée 23km ∆+ 583m ∆- 739m
HUITIEME ETAPE
Lundi 10
LE RADAL DU TREBAHUT PLAGNES
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Cette nuit il y a eu de l'orage, nous avions laissé les volets ouverts. De très beaux éclairs illuminaient la chambre, Françoise ayant du mal à se rendormir, il a fallu fermer les volets.
Le petit déjeuner est à 7h30 dans la salle du gîte. Charles a tout préparé, c'est un buffet très copieux. Nous sommes les premiers, les deux gars voisins de table d'hier soir s'installent à nos côtés.
Nous allons régler notre dû à Charles qui insiste pour nous faire prendre le raccourci de 12 km pour rejoindre Plagnes. Le but est de faire le "Grand" tour de l'Aubrac. Le ciel est encore bien encombré ce matin. Il a du pleuvoir un peu plus loin, on voit un bel arc en ciel.

Nous rentrons très vite dans le bois par une belle piste globalement descendante.

On y reste pendant 3 km, on oblique à gauche 1 km plus loin sur un petit chemin vers "Violle haute", puis une petite route qui tournicote vers "Violle basse", nouveau chemin pour grimper à St Germain du Teil. Il commence à tomber quelques gouttes. Nous nous arrêtons à l'église pour mettre l'appareil photo à l'abri.

On continue en descendant légèrement pour passer à "La Tieule", on remonte jusqu'à la "Croix du juge". la petite route redescend. Françoise pousse un grand cri et accélère brutalement. Au sol git une vipère enroulée...morte!
Quelques mètres plus loin, séparation du GR®60 et du GR®6 que nous suivrons dorénavant. On oblique à droite vers "Montagut", il ne pleut plus. En entrant dans le village, il faut passer entre la cour d"une ferme et un bâtiment, un chien pas commode nous suit et nous jappe dessus en montrant les crocs jusqu'à ce que nous dépassions franchement le corps de ferme. On descend par un petit sentier de terre rouge très glissante.

Pour la première fois Léo assure en prenant ses bâtons. On arrive au hameau de "Lescure", on tourne brutalement à droite pour passer au-dessus du ruisseau de "Doulou" qui se jette dans le Lot un kilomètre plus loin. Nous sommes à la plus faible altitude de notre randonnée à 538m. La vallée du Lot est à 500m.

De l'autre côté, nous sommes au hameau de "Lausselincq", nous admirons les maisons bien fleuries. Ce n'est plus du tout le même climat que dans les "Monts de l'Aubrac" où nous retournons. A partir de maintenant, nous allons monter presque sans discontinuer. On croise un fermier en tracteur qui nous demande où l'on va. Il nous confirme qu'il va falloir grimper. Si le soleil est de la partie, comme cela semble s'annoncer, ce sera très bien.
Au dessus, on voit un calvaire, pour le rejoindre, il faut gravir une belle côte, au lieu dit de "La Forêt", on coupe la D56 pour la retrouver un peu plus loin. Encore un petit raccourci pour rejoindre "Nogardel". Nous croisons la maire adjointe de ce hameau que nous saluons. Elle trouve que partant du "Radal" à 8h, c'est très bien d'être là à midi. Merci! (Cela nous fait une belle jambe!).
Cela continue de monter beaucoup plus gentiment entre petites côtes et faux plats. Nous croisons deux randonneurs qui arrivent de "Plagnes" où nous nous rendons. Ils sont sur le chemin de St Guilhem. A priori pas d'endroit pour pique-niquer confortablement.
Le soleil a complètement disparu, au loin on aperçoit le village de "Trélans".

Nous sommes sur la ligne de crête, frontière entre la Lozère et l'Aveyron, on devrait avoir une très belle vue, le brouillard gâche un peu le spectacle.
Au lieu dit de "La Barthe", nous plongeons dans la forêt jusqu'au ruisseau de "Caldeyrac", nous sommes à deux kilomètres de "Trélans". Il faut remonter au village, le brouillard devient très dense. Nous sommes dans un épais crachin, c'est bien dommage, à la sortie du village, il y a une table de pique-nique près d'un abreuvoir. Nous sommes prêt à nous installer, le vent redouble de puissance, il fait froid, il est 14h. Léo a remarqué la Mairie en passant. Il va jeter un œil, autour d'une cour, sont réunies: la Mairie, la Poste, la Salle des fêtes. Il pousse la porte....Elle s'ouvre! Il retourne voire Françoise qui ne semble pas très chaude mais vient quand même.
On se déchausse, prend 2 chaises puis on s'installe à un table. Nous ne restons pas trop longtemps, on ne laisse pas une miette, on range les chaises, on se rhabille et c'est reparti en fermant bien la porte derrière nous.

Le GR®6 suit la route qui monte doucement sur 1,2km, un bonne piste en faux plat jusqu'à la "Croix Bioulac".

Il faut quitter le GR®6pour rejoindre le hameau de "Plagnes" que l'on voit depuis un petit moment. Une petite hésitation pour prendre le bon chemin à ce carrefour. Pas d'indication pour le gîte. Le chemin descend jusqu'au ruisseau de "Casteyrou" qui jaillit en une belle cascade.

On franchit le pont pour remontrer et arriver à "Plagnes". Il faut maintenant trouver la "Maison de Coquette" dans ce groupe d'habitations. C'est indiqué partout gîte de France. Il est 16h15.
Un monsieur nous voit et nous explique à quelle maison s'adresser.
Les trois femmes que l'on avaient doublées et qui allaient au gîte de Saint Laurent de Muret sont là.. La gérante arrive, ele nous conduit dans une autre maison où il y a les chambres. Il ne faut pas monter le sac à dos dans la chambre, il faut mettre nos affaires dans des caisses pour éviter les punaises. Nous prendrons notre drap de couchage personnel, les draps sont fournis qu'avec supplément. Nous prenons notre douche avant de retourner dans la salle commune pour boire un coup. Nous avons l'impression de déranger les trois femmes. Nous buvons et retournons dans notre chambre.
Le repas est à 19h15.
Nous sommes 7 à table, avec deux hommes qui sont sur le chemin de St Guilhem.
La gérante Marie nous set à table.
Pâté de porc maison salade au bleu
Joue et queue d'Aubrac avec des coquillettes
En dessert: œufs au lait.
Thé de l'Aubrac.
Le repas se passe très bien, les langues se délient. Marie est accompagnée de ses deux petites filles, pour nous proposer ses produits locaux; thé, savons, crème à pieds, qu'elle fabrique en relation avec le lycée agricole de St Flour
Nous verrons demain matin. Rendez-vous à 7h30.
Aujourd'hui nous avons fait 29km ∆+ 1039m ∆- 900m
NEUVIEME ETAPE
Mardi 11 juin 2019
PLAGNES SAINT CHELY D'AUBRAC
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Françoise n'a pas très bien dormi. Le petit déjeuner est à 7h30. Les 3 femmes et les 2 hommes sont déjà installés dans la partie gîte.
C'est très sommaire, plus de lait, pas de jus de fruit, mais quand même des yaourts, confitures, pain, le tout fait maison. Marie n'est pas là pour nous servir, elle s'occupe de son troisième petit bout de choux.
Nous achetons deux savons au lait de vache et réglons notre dû.
Nous partons à 8h20 en choisissant de repasser par la "Croix de Bioulac". Il vaut mieux ne pas passer par le nord sous le "Signal de Mailhebau", nous risquons de nous égarer avec le brouillard de ce matin.
Nous rejoignons le GR6 trente minutes plus tard. Plus nous nous élevons, plus le brouillard devient dense. On ne voit pas à plus de 20m.

Le chemin qui était très propre jusqu'à présent devient très sale, d'énormes flaques le coupent, iln'est pas toujours évident de passer sur le côté entre eau et barbelés.

Il faut rentrer dans une pâture où le chemin devient très chaotique. On rentre dans un bois, à sa sortie, juste avant la bifurcation avec le GR®60, nous devons traverser une pâture avec des animaux. Le taureau, très paisible, reste couché, les vaches qui sont un peu plus nerveuses, s'écartent à notre approche. On arrive au lieu dit de la "Croix de Rode", elle a été retirée temporairement afin de la reconstruire. Le GR®60 débouche sur une route, nous sommes sur un plateau. Le brouillard s'est transformé en pluie, il y a un peu de visibilité,, mais ce n'est pas top.
Nous avançons sur cette route pendant près de 4 km, c'est un peu longuet. Nous croisons de nombreux randonneurs qui sont sur le "St Guilhem" et viennent de "Nasbinals".
On quitte la route à gauche, nous rentrons sur une ancienne voie romaine herbeuse près des "Tourbières de l'Aubrac". Avec la pluie, nous ne pouvons pas faire de photos. Devant nous, il y a un randonneur que l'on rattrape très vite à l'entrée du bois. Il va aussi à St Chély d'Aubrac. La piste devient assez bonne. On arrive sur la D19 que l'on suit quelque mètres avant de la traverser pour retourner dans le bois. Nous sommes près des pistes de ski de fond de "Bramelou". Il pleut toujours, nous arrivons à la bifurcation avec le GR®6A à 12h30. IL y a une pauvre cabane, nous y entrons. Elle est petite, sale, à cause des randonneurs qui ont laissé leurs ordures, mais nous sommes à l"abri pour casser la croûte, même s'il ya quelques fuites. Impossible de s'assoir sur le banc, il est trempé, nous mangeons debout. Nous ne nous éternisons pas, nous rep^renons le chemin. A la sortie du bois, il ne pleut plus. Nous sommes maintenant sur une bonne piste.

On ne voit pas le hameau "Les Enflux", il est niché dans la vallée. La piste fait de grands lacets, on la quitte pour un petit chemin. Nous traversons ce petit village et reprenons un sentier descendant en sous bois. Joli dénivelé négatif de 200m. Il faut faire attention où mettre ses pieds, il ya des pierres, des feuilles, c'est très glissant. NoSt Chélyus arrivons à Saint Chély d'Aubrac au pont sur la "Boralde de Saint Chély"; le pont des pèlerins.

Le site est joli. Nous traversons le village pour rejoindre le "Gîte St André". Nous arrivons à 15h10. Les gérants sont très sympathiques. Nous avions demandé une chambre individuelle, il y a eu une mauvaise compréhension lors de la réservation, nous serons dans un chambre de 4 à l'étage avec 2 Bretonnes.
Ce n'est pas grave, nous sommes les premiers arrivés, nous avons le temps de nous doucher et de nous changer en toute sérénité. Nous utiliserons nos draps de couchage personnels comme hier.
Nous descendons dans le salon, nous prenons une boisson bien méritée et nous nous installons confortablement pour consulter des revues en attendant le repas à 19h15.
Nous sommes 20 à table dont 18 "Compostelle" qui ont la "gentillesse" de nous repousser en bout de table.. On ne mélange pas les Randonneurs et les Pèlerins! Belle ouverture d'esprit !
Au menu:
Bon potage de légumes
Colombo de porc avec de la semoule
Ile flottante
Nous remontons dans notre chambre. Nous échangeons bien avec nos deux colocataires Rennaises. Extinction des feux.
Aujourd’hui nous avons fait 26 km ∆+ 378m ∆- 768m
DIXIEME ETAPE
Mercredi 12 juin 2019
SAINT CHELY D'AUBRAC LAGUIOLE
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La nuit a été très calme, à priori personne n'a entendu de ronflements. Les deux Bretonnes se lèvent avant nous, comme convenu hier soir. Elles prennent leur petit déjeuner à 7h. Nous ne voulons pas les importuner nous les laissons se préparer, nous descendons à 7h30. C'est très copieux et varié.
Nous réglons et remontons finir toilette et rangement. On quitte le gîte à 8h20 et descendons en ville faire quelques emplettes à la boulangerie épicerie. Le vrai départ de St Chély d'Aubrac est à 8h30. Nous sommes sur le GR65 qui s'élève au dessus du village par la route. Le balisage se fait plus que discret, on quitte la route pour un petit chemin sur la droite qui grimpe bien jusqu'à "Belvezet". Balisage toujours trop discret surtout dans notre sens, beaucoup mieux balisé dans le sens Compostelle. Nous avons même un petit moment d’hésitation lorsque l'on contourne le "Neck de Belvezet" (ancienne cheminée volcanique de 1144m d'altitude qui s’est solidifiée après éruption).

Nous poursuivons sur une petite sente, nous croisons quelques "Compostelle" qui viennent d'Aubrac. Nous arrivons à la bifurcation à la "Croix de la Crouzette", séparation du GR65 et du GRP® Tour de l'Aubrac. Subitement le balisage devient meilleur. Nous poursuivons pour arriver sur la D987 que l'on suit sur 100m jusqu'à la "Croix de "Triadou"; Nous sommes maintenant à 1242m d'altitude, hélas dans les nuages. Nous piquons à droite dans la forêt de pins et de hêtres. On franchit la "Boralde de Poujade" sur une petite passerelle située à droite du chemin.
Attention, avec la pluie d'hier c'est très glissant.
On continue en forêt sur le chemin plus qu'inondé, il faut souvent s'écarter à droite ou à gauche dans le bois. Un autre ruisseau, celui-ci, il faut le passer à gué.

Il faut remonter de l'autre côté en direction de la Grotte des résistants des "Enguilhens" encore appelé le "Maquis de Roland". Léo va voir la fameuse grotte sur la droite, c'est très glissant.

Nous poursuivons en lisière de bois et pénétrons à droite dans le bois de "La Roquette de Bonneval", nouveau ruisseau que l'on franchit par un pont. Nous traversons une petite route qui mène à la cascade de Devez. Encore cette même petite route que nous suivons avant de traverser la D164. Nous devrons encore passer deux ruisseaux à gué sans dommage. Nous croisons un groupe de randonneurs à la journée accompagné de deux gros chiens en laisse. Ils se sont faits poursuivre par des vaches en traversant une pâture. Ils ont, parait-il, eu très peur, les innocents! Pourtant les consignes sont claires, pas de chiens dans les pâturages. Cela grimpe toujours pour devenir plus plat, nous restons aux alentours de 1320m d'altitude. C'est beaucoup plus sec, mais défoncé à cause du débardage de bois qui a été coupé. Nous restons quelque peu à l'abri du vent. Le soleil qui est revenu, a du mal à filtrer au dessus des arbres. Nous sortons du bois pour passer dans des pâtures sans animaux. Nous laissons le Buron de la "Poujade" à notre droite. Nous suivons maintenant une piste de ski très bien balisée, pénétrons à nouveau en forêt pour arriver à la "Croix de Pal" en plein vent. Il est grand temps de casser la croûte, il est bientôt 14h. On rentre dans le bois pour se mettre un peu à l'abri.

Nous restons debout, c'est beaucoup trop humide pour s'asseoir, en plus les souches sont pleines de résine. Nous ne restons là qu'un quart d'heure. Nous sommes à moins de 4 km de l'arrivée. Nous descendons en lisière de bois, nous traversons plusieurs pâtures, nous rentrons à nouveau dans le bois à l'abri du vent. Nous avons mis nos serre tête après le pique-nique pour bien nous protéger.
IL faut encore traverser une pâture cette fois-ci avec des vaches et des veaux en plein milieu du chemin.
Ce doit être celles qui ont coursé les gens croisés auparavant...
Nous n'avons pas de chien, tout se passe très bien.
Nous poursuivons par une belle draille descendante jusqu'à "Le Vayssaïre". Nous arrivons à 15h, Mylène est là, elle nous conduit à notre nouvelle chambre. Juste en face on aperçoit le restaurant de Michel Bras.
Nous prenons notre douche, récupérons notre voiture pour aller à Laguiole. Nous allons en priorité à la coopérative fromagère. Nous visionnons le film, et achetons du fromage pour les enfants et pour nous. Nous laissons ensuite la voiture au Foirail pour monter à pied à l'église. Nous jouissons d'une vue superbe sur Laguiole. L'intérieur de l'église est très lumineux. Autel remarquable en granit du Sidobre.
Cela nous rappelle quelque chose, voir la randonnée de l'an dernier.
Nous redescendons en ville prendre un pot avant de retourner à Le Vayssaïre. Quatre randonneurs sont arrivés, les Stéphanois et les Lyonnais que l'on avait déjà rencontrés à Prinséjuols. Nous sympathisons.
Nous dînons ensemble.
Repas de fête comme la dernière fois:
Charcuterie de bœuf avec salade
Blanquette de jeune bovin accompagnée d'un "Retortillat" (Truffade de l'Aubrac). Trop bon!
Poire au vin
Jean-François nous offre une petite poire pour digérer!
On remonte dans nos chambres respectives après avoir longuement bavardé à table.
Aujourd'hui nous avons fait 21km ∆+ 879m ∆- 588m sans compter la balade dans Laguiole
RETOUR
Jeudi 13 Juin 2019
Nous avons passé une très bonne nuit dans la "chambre nuptiale" puisque telle est son nom. Grand soleil au réveil. Nous allons prendre notre petit déjeuner en compagnie des Stéphanois et des Lyonnais. Ils ne semblent pas trop pressés, ils finissent leur randonnée ce jour à Saint Urcize.
Nous bavardons pas mal avec eux, Mylène et Jean-François, les propriétaires.
Nous partons à 9h, mais nous ne rentrons pas directement, nous voulons visiter Conques et Figeac. De Laguiole nous prenons la route d'Espalion, puis Estaing dans la vallée du Lot.

Nous arrivons au village de Conques lové dans le creux d'une vallée. Il faut s'acquitter de 5 Euros au parking, sinon impossible d'entrée dans le village. Le ticket est valable jusqu'à la fin de l'année.
Tous ces villages classés "Plus beaux villages de France" ont tous faits pareil, ils usent et abusent de leur notoriété. Nous serons tout de même indulgents pour Conques car c'est vraiment un bijou. Beaucoup de "Compostelle" le classe pour un des plus jolis endroits du GR65.
Aussi bien le bourg dans son ensemble, ses petites rues, son é.gliseses maisons.




Tout est superbe. Nous crapahutons bien, il ne faut pas avoir peur de grimper, ni de descendre. Nous passons une petite heure à contempler ce joyau.
Nous repartons pour Figeac. Nous arrivons à midi, ici, tous les parkings sont gratuits de 12h à 14h, impeccable!
On se trouve un petit resto plat du jour, "La Monnaie" près du centre historique. c'est très bien et très rapide, cela nous laisse du temps pour déambuler dans cette jolie ville. Son château